Yann Beuron

Après des études de sociologie à l’université de Rennes II, Yann Beuron étudie le chant au Conservatoire National de Paris et obtient un premier prix en 1996.

Ses débuts sur scène ont lieu au Châtelet dans Rosenkavalier sous la direction d’Armin Jordan et dans Benvenuto Cellini à l’Opéra de Paris sous la direction de W.M. Chung.

Il débute réellement sa carrière de soliste dans le rôle de Ferrando (Cosi Fan Tutte) au Festival de Saint Céré puis à l’opéra de Bordeaux.

L’année 1995 marque ses prises de rôle dans les rôles de Belmonte (L’Enlèvement au sérail) dirigé par William Christie à l’Opéra du Rhin et Ramiro (La Cenerentola) à l’opéra d’Ascoli Piceno puis au théâtre Royal de la Monnaie.

Dès lors, il se montre incontournable sur de nombreuses scènes françaises et étrangères. Consacré « révélation musicale » de l’année 1999 par le syndicat professionnel de la critique, il interprète rapidement de nombreux rôles du répertoire, Hippolyte et Aricie et Les Indes Galantes au Palais Garnier, Almaviva dans Le Barbier de Séville au Capitole de Toulouse puis à San Francisco, Idamante dans Idomeneo à Marseille, Aix, Bremen et Salzbourg, Fenton dans Falstaff à Bordeaux, Don Ottavio dans Don Giovanni au Teatro San Carlo de Lisbonne et à Marseille.

Invité fréquent de l’Opéra National de Paris, il y chante sous la direction de chefs prestigieux : L’heure Espagnole de Ravel avec Seiji Ozawa, Dialogues des Carmélites avec Kent Nagano, Iphigénie en Tauride avec Marc Minkowski et Ivor Bolton, Platée, Yvonne princesse de Bourgogne, création mondiale sous la direction de Sylvain Cambreling, Roméo et Juliette de Berlioz sous la direction de Valery Gergiev, jusqu’à sa prise de rôle dans Alceste (Admète), unanimement célébrée par la presse et la critique.

Artiste éclectique, le répertoire de Yann Beuron s’étend de la musique ancienne (Orfeo au Théâtre Royal de la Monnaie) à la musique contemporaine (Au Monde de Philippe Boesmans à Bruxelles et à l’Opéra Comique). Ces dernières saisons ont été l’occasion de diverses prises de rôle dont Pelléas (Madrid, Bruxelles) et Titus (Madrid). On a également pu l’entendre dans L’Heure Espagnole à Covent Garden sous la direction d’Antonio Pappano et à Stuttgart avec Stéphane Denève, Iphigénie en Tauride (Pylade) à Amsterdam, Dialogues des Carmélites (Chevalier de la Force) au Theater an der Wien sous la direction de Bertrand de Billy, au Staatsoper de Munich sous la baguette de Kent Nagano et au Royal Opera House de Covent Garden avec Simon Rattle, La Vestale de Spontini à la Monnaie, Le Roi Carotte d’Offenbach dans la mise-en-scène de Laurent Pelly à l’Opéra de Lyon…

Ambassadeur du répertoire de mélodies françaises, Yann Beuron se produit fréquemment en récital (Opéra de Paris 2012 et 2013) et enregistre une intégrale du volume III des mélodies de Gabriel Fauré (Clef d’or resmusica 2009), ainsi que l’intégrale des mélodies d’Albert Roussel chez Timpani.

Enfin Yann Beuron a participé à de nombreux enregistrements, CD et DVD chez EMI France, Virgin Classics, Erato et Phillips, DGG-Archives et Timpani.

Prochainement on le retrouvera sur scène dans L’Heure Espagnole à la Scala de Milan, Pénélope de Fauré à Bruxelles, Pinocchio (nouvelle création de Philippe Boesmans) au Festival d’Aix-en-Provence et à la Monnaie de Bruxelles, Les Contes d’Hoffmann à l’opéra de Paris. En concert, il se produira à Malmö dans l’Enfance du Christ , dans un programme de mélodies orchestrées de St Saens et en récital à Paris et Venise.


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