Raphaël Pichon

  • Raphael Pichon © Francois Sechet

C’est au sein de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Versailles que Raphaël Pichon commence sa formation musicale qui se poursuit par des études de chant, violon et piano au sein des Conservatoire à Rayonnement Régional et Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Jeune contre- ténor, ses expériences le mènent à chanter sous la direction de Jordi Savall, Gustav Leonhardt, Ton Koopman et Geoffroy Jourdain avec lequel il aborde la création contemporaine.

C’est en 2006 qu’il fonde Pygmalion qu’il dirige depuis. Chœur et orchestre sur instruments d’époque, le répertoire de l’Ensemble se nourrit des filiations qui relient Bach à Mendelssohn, Schütz à Brahms, Rameau à Gluck et Berlioz. Avec cet Ensemble – aujourd’hui associé à l’opéra de Bordeaux – il est invité dans les grands festivals où il se distingue par son interprétation du répertoire sacré de Bach et les tragédies lyriques de Rameau. Le succès de la production de Dardanus (Rameau) mis en scène par Michel Fau à l’opéra de Bordeaux a été un des événements marquants de 2015, alors que 2016 était jalonné par quatre grandes productions : l’Orfeo de Luigi Rossi à l’Opéra national de Lorraine et à l’Opéra royal de Versailles, une Matthäus-Passion de Bach à Bordeaux, Versailles, Dijon et Cologne, Zoroastre de Rameau au Festival d’Aix-en-Provence, au Theater an der Wien, Montpellier, Beaune et Versailles, et Elias de Mendelssohn à la Philharmonie de Paris, Bordeaux, Toulouse et Evian.

En 2010, Raphaël Pichon faisait ses débuts dans le répertoire lyrique avec une production de l’Opera seria à Nantes (Florian Gassmann), puis par une production scénique de la Passion selon Saint Jean de Bach à Amsterdam, aux côtés du Holland Baroque Society. Il dirige depuis de grandes formations internationales tout en élargissant son répertoire avec Les Noces (Stravinsky), la Messe en ut mineur (Mozart), Ein Deutsches Requiem (Brahms) ou encore Elias de Mendelssohn.

Ses débuts au Festival d’Aix-en-Provence en 2014 étaient consacrés à une nouvelle production scénique de Katie Mitchell, Trauernacht, repris au DNO d’Amsterdam, à Valence, Paris, Arras et Lisbonne.
 Il est depuis invité par l’Orchestre de Chambre de Lausanne, le Scottish Chamber Orchestra, Les Violons du Roy, le DSO Berlin, le Zurich Opera House, Perm Musica Eterna…

Après les Messes brèves, une Messe en si mineur de Bach et une version de Dardanus de Rameau parus chez Alpha, Raphaël Pichon enregistre pour Harmonia Mundi depuis 2014 : La Köthener Trauermusik de Bach, Castor & Pollux de Rameau, Rheinmädchen, une nouvelle version de Dardanus en DVD et bientôt Stravaganza d’Amore, ainsi qu’un DVD de l’Orfeo de Luigi Rossi sont le fruit de cette collaboration. Aux côtés de Sabine Devieilhe, un enregistrement dédié à Mozart et aux sœurs Weber est paru chez Erato.

Cette discographie a été distinguée en France et à l’étranger : Gramophone Award 2016, CD des Monat (Opern Welt), Diapason d’or de l’année, Choc de Classica, ffff de Télérama, Victoires de la musique 2015, Edison Klassiek award 2016, Grand prix de l’académie Charles Cros 2016, ou Best Classical recording 2016 pour Forbes…

Prochainement une nouvelle production Miranda à l’Opéra Comique de Paris (mise en scène de Katie Mitchell sur des œuvres de Purcell), la reprise en tournée de l’Orfeo de Rossi à Versailles, Bordeaux et Caen, et par une création scénique autour du Vespro della beata Vergine de Monteverdi à Amsterdam, Versailles, Leipzig et Londres. Initié en partenariat avec la Philharmonie de Paris, le projet « Bach en 7 paroles » verra l’interprétation en concert d’un large cycle de cantates de Bach.

Dernière venue : 3 décembre 2016 avec l’Ensemble Pygmalion dans Elias de Mendelssohn.


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